Techniquement,
il y a sur notre planète assez de nourriture pour tout le monde. En
effet, depuis 50 ans, la production agricole par habitant a
fortement augmenté. Mais parallèlement
à cette croissance, le nombre de
personnes souffrant de sous alimentation a aussi fortement
progressé et ceux depuis les années 1990. C’est
surtout en Afrique et en Asie que ce chiffre
explose.
Si
on regarde le continent Africain, on s’aperçoit que
c’est le continent de la faim. Près du tiers de sa population
souffre de sous alimentation. Seulement 13 pays africains sur 53
offrent une ration calorique quotidienne
suffisante.
Mais comment
expliquer ce phénomène sur un continent qui compte beaucoup
d’agriculteurs ? Tout
d’abord, c’est la conséquence des contraintes
naturelles : sècheresse, sols fragiles et des catastrophes
comme les inondations. Il y a aussi un problème récurant
d’une gestion politique désastreuse et des guerres
fréquentes. Il y a beaucoup de corruption en
Afrique. C’est aussi
la conséquence d’une productivité insuffisante liée à des
techniques agricoles archaïques : irrigation marginale, faible
utilisation des engrais… Mais surtout, les
pays africains sont victimes de la spéculation des pays riches. Un
exemple, l’envolée du prix des céréales sur le marché mondial
est très pénalisante pour les populations les plus
pauvres.

Parallèlement
à l’augmentation de la sous-alimentation dans les pays
pauvres, l’obésité progresse très rapidement dans les pays
riches. Aux états unis, un tiers des habitants sont obèses.
Cela touche les personnes les plus pauvres qui sont touchés par la
mal bouffe. Face à une nourriture abondante et très riche, les
personnes sur consomment des produits très caloriques à toute heure
de la journée. Ceux sont souvent des personnes sédentaires. Ce
phénomène est devenu un problème de santé publique aux Etats unis,
en Europe et au Japon.